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La belle invasive

 
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Joël
Administrateur

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Inscrit le: 29 Juil 2007
Messages: 95

MessagePosté le: Jeu 6 Sep - 12:14 (2007)    Sujet du message: La belle invasive Répondre en citant

J'ai écrit cet article pour le prochain Journal du Parc naturel Viroin-Hermeton (automne 2007) .... Scoop Spécial Cercle horticole Okay
Le sujet est bien entendu centré sur ma région, mais les balsamines sont partout en Wallonie et ont été officiellement reconnues comme étant des plantes invasives ! Il est grand temps de réagir...



La belle invasive
 

Tout pêcheur ou promeneur l’a déjà remarquée au bord de l’eau, tant elle est présente dans le Parc naturel. Avec ses tiges rougeâtres pouvant se dresser bien au-dessus des têtes, ses feuilles dentées de près de vingt centimètres de long et ses superbes fleurs, la plante est particulièrement esthétique. Revers de la médaille : depuis quelques années, elle se répand sur les berges de l’Eau Blanche, de l’Eau Noire et du Viroin. Mais cet été, cette ennemie de la biodiversité a été repoussée. Portrait d’une invasive…

La balsamine de l’Himalaya, comme la renouée du Japon, n’est pas une plante indigène. Importée en Belgique comme plante ornementale, elle s’est évadée des jardins pour rejoindre les berges de nos cours d’eau. Très opportuniste, cette plante se développe sur les sols humides et riches quels que soient leur texture ou leur pH. Sa germination précoce et sa croissance rapide lui donnent un avantage certain sur les autres plantes, favorisant ainsi son extension le long des cours d’eau. Rapidement, les peuplements denses de balsamines réduisent la biodiversité locale et font disparaître les espèces ayant des besoins en lumière importants.

 

 
Une plante venue d’ailleurs et qui se plaît bien chez nous
Des graines de cette espèce de balsamine (Impatiens glandulifera Royle) ont été expédiées de l’Himalaya au Jardin Botanique de Kew à Londres en 1839. Elle a été cultivée en 1842 au Jardin des Plantes de Paris. Elle s’est progressivement naturalisée en Europe au XIXe siècle. En 1897, elle a été observée au bord de plusieurs cours d’eau. Elle s’est fortement propagée au XXe siècle. On la retrouve actuellement en Amérique du Nord et dans toute l’Europe.
 

Et soudain, l’explosion…

Attirant quantité d’insectes butineurs qui assurent la fécondation de ses fleurs, la balsamine de l’Himalaya est une annuelle qui se reproduit par graines. Les fruits, des capsules longues de quatre centimètres, contiennent les graines qui serviront à la dissémination de la plante. Jusque-là, rien de bien surprenant. Ce qui est remarquable, c’est que ces capsules, à maturité, explosent littéralement au moindre frémissement. C’est de là que provient le nom du genre botanique de la balsamine : Impatiens, l’impatiente.

 
Etat de la capsule après éclatement, plus de 800 graines par plant sont ainsi éparpillées jusqu'à six mètres du plant mère.
 

Plus étonnant encore, l’éclatement de la capsule peut envoyer les graines jusqu’à six mètres de la plante, et quand on sait qu’un seul pied de balsamine peut produire huit cents graines, on comprend mieux pourquoi des massifs entiers apparaissent d’une année à l’autre le long de nos cours d’eau.

La plante peut également très facilement se bouturer. Un morceau de tige, arraché lors d’une crue, va s’enraciner très rapidement au niveau des nœuds. Voilà pourquoi la balsamine colonise si rapidement les berges après des travaux de curage ou de profilage.

Repousser l’envahisseuse

Le Parc naturel, en collaboration avec l’Administration communale de Viroinval, la Division de la Nature et des Forêts et les bénévoles du Plan Communal de Développement de la Nature, a décidé d’agir sur le territoire du Parc afin de stopper et, si possible, de faire régresser l’expansion des balsamines. Le projet est vaste, au vu des nombreux massifs cartographiés sur l’entité par Céline De Witte, stagiaire au Parc. Un appel à l’aide, lancé à l’Administration communale, porte rapidement ses fruits : pas moins de huit jobistes et deux ouvriers communaux seront mis à disposition pour nous aider. Petit à petit, cette idée de gestion de grande envergure s’est répandue dans les camps de jeunesse présents en juillet dans l’entité. Plusieurs d’entre eux se sont portés volontaires pour ce projet de conservation de la nature. C’est ainsi qu’une quinzaine de jeunes faisant partie de la XXVe Unité Saint-Benoît de Bruxelles, ainsi qu’une cinquantaine de Faucons Rouges de Péronnes ont rejoint l’équipe de gestion. Une petite armée est ainsi constituée, prête à donner l’assaut à une forêt de balsamines.

 
 
source : Parc naturel Viroin-Hermeton
 

« Bon sang, qu’elles sont grandes ! Comment on va faire pour abattre ça ? »

Emrik, neuf ans, se sentit bien désemparé lorsqu’il se trouva au cœur d’un massif de balsamines de l’Himalaya, en bordure du Viroin, à Treignes. Les sédiments déposés par le cours d’eau offrent ici un milieu propice au développement de cette plante pouvant atteindre plus de trois mètres de hauteur avec des feuilles de près de vingt centimètres de long. Dans ces conditions, le terme « abattre », utilisé par Emrik, n’est pas exagéré : le pied de la plante faisait huit centimètres de diamètre, et il y en avait des centaines…

« À votre avis les enfants, comment allons-nous faire? » Les réponses ne tardent pas à fuser :

« Pourquoi ne pas les pulvériser ? », lance un garçon. La plante poussant en massifs denses, ce serait l’idéal. C’est d’ailleurs la méthode utilisée en Angleterre. Mais ce procédé est fort logiquement interdit par la Loi en Belgique. Comme les plants se développent le long des cours d’eau, ce serait l’ensemble du milieu aquatique qui subirait les conséquences de la pulvérisation de produits chimiques. À oublier au plus vite.

« Fauchons-les alors ! », propose quelqu’un d’autre. Oui, c’est possible. De cette manière, on travaille vite, mais souvent pour rien. Pensons à la propagation de la balsamine par bouturage : le moindre fragment de tige comportant un nœud, une fois emporté par le courant, ira irrémédiablement s’échouer et s’enraciner un peu plus loin, formant l’année suivante un nouveau massif de balsamines. De plus, si l’on ne fauche pas au ras du sol, la plante peut produire la même année de nouvelles tiges, de nouvelles fleurs et de nouvelles graines à partir du premier nœud restant en place…

« Quoi ? Les arracher ? Mais il y en a des milliers ! » Effectivement, mais cette technique offre l’avantage d’éradiquer le massif en deux ans, durée de vie de la graine de balsamine dans le sol. Ainsi, si on arrache soigneusement la plante lors de deux printemps consécutifs avant qu’elle ne puisse produire ses graines, la banque de semences dans le sol sera épuisée et d’autres espèces, indigènes cette fois, auront tout le loisir de se développer. Heureusement, cet arrachage est plus fastidieux qu’épuisant. Le fait que la balsamine de l’Himalaya se développe le plus souvent dans les sédiments mous déposés par la rivière et que l’enracinement est très superficiel, il est très facile d’enlever le plant complet, quelle que soit sa hauteur.

On continue l’année prochaine !

Durant la dernière semaine du mois de juillet, plusieurs centaines de pieds de balsamines de l’Himalaya furent arrachés de Nismes à Mazée, afin de préserver la diversité végétale des berges du Parc. Plusieurs remorques de végétaux, après séchage, furent incinérées dans un espace fermé afin d’être certain de ne pas disperser de boutures dans la nature. L’opération sera reconduite l’année prochaine, afin d’épuiser la banque de graines de balsamines contenue dans le sol. Plusieurs groupements de jeunesse nous ont d’ores et déjà confirmé leur présence pendant les prochaines grandes vacances. Pour un second arrachage de masse, un appel est lancé pour le printemps prochain à tous les volontaires, car il est grand temps d’agir contre ces belles invasives…
 

 
Source : Parc naturel Viroin-Hermeton
 
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MessagePosté le: Jeu 6 Sep - 12:14 (2007)    Sujet du message: Publicité

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airedé
Lieutenant carotteur
Lieutenant carotteur

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Inscrit le: 13 Sep 2007
Messages: 20
Localisation: péruwelz
Féminin Lion (24juil-23aoû) 猪 Cochon

MessagePosté le: Ven 14 Sep - 18:25 (2007)    Sujet du message: La belle invasive Répondre en citant

et moi qui ai fait de mes pieds et de mes mains pour en avoir !!!!
Aïe , aïe aïe !!!! Evil or Very Mad
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richez
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Inscrit le: 02 Sep 2007
Messages: 46
Localisation: basecles
Masculin Poissons (20fev-20mar)

MessagePosté le: Mar 18 Sep - 18:41 (2007)    Sujet du message: La belle invasive Répondre en citant

pour airedé , si tu veux j'ai des boutures de liseron aussi ( rire)
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xiaoni990
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Adjudant carotteur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2010
Messages: 5

MessagePosté le: Lun 18 Oct - 08:54 (2010)    Sujet du message: La belle invasive Répondre en citant

Just make extracts from MMORPG,lol.
Recently MMORPG.com's Garrett Fuller had the chance to sit down with Aion associate producer Sean Neil and community manager Andrew Beegle.
fast wow gold
 They spent time talking about Assault on Balaurea, fast wow gold the first Aion expansion that was released yesterday with topics ranging from the new pet system, flight and challenges thrown at players in Balaurea. Check it out!
Interviews By Garrett Fuller on September 08, 2010MMORPG.com: The pet system is changing drastically with Assault on Balaurea, what was the biggest challenge in enhancing the system as developers?
cheap aion kinah   
Sean:cheap aion kinah  The biggest challenge every design team has is creating something familiar to players, but with a unique spin on it. Pets usually serve one of two purposes in most games: combat or vanity. Combat pets are an extension of the characters ability to fight and a weapon in their own right.
cheap aion kinah  
 Vanity pets serve no purpose other than making their owners look special.cheap aion kinah  We needed to find functional uses that the players would actually need, without breaking the immersion of the game. They needed to look very different, and provide “services” to players that would make exploring more fun than normal. I think we took the time and did it right and the crowds around the Pet Minder in game seem to agree.
MMORPG.com: What part of the new pet system are you most excited about as a player of Aion, not just a developer?  
ffxi gil
Sean: ffxi gi In essence, I just love the idea of usable non-combat pets. But in particular, I’m really looking forward to using the “Signal” Pets, which will alert you when an enemy player is lurking about. There’s few things more defeating than getting ganked while you’re trying to level your Essencetapping skills on some plants. It’s also awesome that we get to switch out pets on the fly, so there’s no having to go through some long process of weighing out which pet is best for a particular situation. Just summon the guy you think you need, and change them out as necessary!
MMORPG.com: Having flying in an MMO is always a challenge, yet Aion has tackled it perfectly. When you decided to add in new mechanics where did you start?
Final Fantasy XI GIL  
Sean:Final Fantasy XI GIL  Flight needs three components to work in a game. It needs to be a form of travel and movement around the game, allowing access to areas you can’t do on an X/Y plane (and making areas like the Abyss possible). It also has to be tactically relevant to the gameplay and combat, allowing for advantages and disadvantages for those willing to use it. But there’s one more intangible element that is essential. Simply put, it needs to be awe-inspiring.
maple story mesos
 When you hop into a Windstream in game,maple story mesos  we want you sit back and enjoy the ride. If you need to get up a cliff that would take precious time to run around and find a path to climb, we want you to feel like the master of the terrain by using the geysers to launch you closer to your target. To paraphrase one of my favorite movies, “You’ll believe a man can fly.”
 

 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:47 (2018)    Sujet du message: La belle invasive

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